Je m’appelle Jean-Christophe et je vis avec un handicap invisible : la schizophrénie, diagnostiquée à 21 ans après un profond épisode dépressif et un délire mystique mêlant visions du Ciel et de l’Enfer. J’ai connu 18 hospitalisations en 20 ans, mais plus aucune depuis 8 ans, et je suis aujourd’hui considéré en rémission.
Au début, les traitements étaient lourds (jusqu’à 20 médicaments par jour). Aujourd’hui, il ne reste qu’un comprimé quotidien et une injection mensuelle. La libération de la parole, la communication non violente et la résilience m’ont permis d’avancer, autant que le suivi médical.
La maladie m’a confronté à des périodes de souffrance et de désespoir, jusqu’à des idées suicidaires. Mais elle m’a aussi amené à chercher du sens, à explorer la spiritualité, et à développer une force intérieure.
Je crois que la schizophrénie est souvent mal comprise. Ce n’est pas un « trouble dissociatif de l’identité », mais une perte de contact avec la réalité, faite d’hallucinations et de perceptions déformées. Ce vécu reste invisible, ce qui rend parfois difficile la compréhension par les autres.
Aujourd’hui, je poursuis ma vie avec plus de stabilité, entre emploi, foi et engagement personnel. Mon « super pouvoir » ? Transformer l’épreuve en capacité de résilience, et rappeler que derrière un trouble, il y a toujours une personne, une histoire, une richesse humaine.
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