Zoom Santé Solidaire : mieux comprendre la schizophrénie

Une capsule de sensibilisation pour mieux comprendre la schizophrénie, une pathologie psychiatrique de la famille des troubles psychotiques, encore trop souvent entourée de clichés, de peurs et d’idées reçues.

La vidéo

Dans cette capsule courte, Les Étincelles 72 proposent un temps de sensibilisation pour mieux comprendre la schizophrénie, ses symptômes possibles, ses impacts dans le quotidien et l’importance d’un accompagnement adapté, respectueux et non stigmatisant.

Comprendre simplement

La schizophrénie est une pathologie psychiatrique de la famille des troubles psychotiques. Elle peut modifier la perception de la réalité, la manière de penser, de ressentir, de communiquer ou d’interagir avec les autres.

Elle débute généralement à l’adolescence ou chez le jeune adulte. Son expression peut varier fortement d’une personne à l’autre : il n’existe pas une seule manière de vivre avec une schizophrénie.

La schizophrénie est encore entourée de nombreux clichés. Pourtant, les personnes concernées ont surtout besoin de compréhension, d’écoute, de soins adaptés, de stabilité et d’un environnement moins jugeant.

Trois grands types de symptômes

Les symptômes de la schizophrénie peuvent être regroupés en trois grands ensembles. Ces symptômes ne sont pas forcément tous présents chez une même personne, et leur intensité peut évoluer avec le temps.

On parle souvent de symptômes dits “positifs”, de symptômes dits “négatifs” et de symptômes cognitifs ou dissociatifs. Ces mots ne signifient pas “bons” ou “mauvais” : ils servent simplement à décrire des manifestations différentes du trouble.

Les symptômes dits “positifs”

Les symptômes dits “positifs” correspondent à des manifestations qui s’ajoutent au fonctionnement habituel de la personne. Ils peuvent être impressionnants ou difficiles à vivre, mais ils doivent être compris comme des symptômes, et non comme une volonté de la personne.

  • des idées délirantes ;
  • un sentiment de persécution ;
  • des hallucinations sensorielles, notamment auditives, visuelles, tactiles ou olfactives ;
  • une perception perturbée de certaines situations ;
  • une difficulté à distinguer ce qui est réel de ce qui est ressenti comme réel.

Ces symptômes peuvent générer beaucoup d’angoisse. La personne concernée peut avoir besoin d’être rassurée, accompagnée et orientée vers des professionnels de santé.

Les symptômes dits “négatifs”

Les symptômes dits “négatifs” correspondent plutôt à une diminution ou à un appauvrissement de certaines capacités ou expressions habituelles. Ils peuvent parfois être confondus avec de la paresse, du désintérêt ou un manque de volonté, alors qu’il s’agit bien de manifestations du trouble.

  • un appauvrissement affectif ou émotionnel ;
  • une apathie ;
  • un isolement progressif ;
  • une diminution de la volonté ou de l’élan ;
  • une réduction des interactions sociales ;
  • une difficulté à initier ou maintenir certaines activités du quotidien.

Ces symptômes peuvent avoir un impact important sur la vie sociale, familiale, scolaire ou professionnelle. Ils nécessitent de la patience, de la compréhension et un accompagnement adapté.

Les symptômes cognitifs ou dissociatifs

La schizophrénie peut également entraîner des difficultés dans l’organisation de la pensée, la concentration, la mémoire ou le raisonnement. Ces troubles peuvent rendre certaines tâches du quotidien plus complexes.

  • une désorganisation de la pensée ;
  • des troubles de la mémoire ;
  • des troubles de l’attention ;
  • des difficultés de concentration ;
  • des difficultés de raisonnement ;
  • une parole parfois difficile à suivre ou à organiser.

Ces difficultés peuvent provoquer de la fatigue, de l’incompréhension ou un sentiment de décalage avec l’entourage.

Attention aux idées reçues

La schizophrénie est souvent caricaturée dans les films, les médias ou le langage courant. Elle est parfois associée à tort à la dangerosité, au “dédoublement de personnalité” ou à des comportements violents.

Ces clichés sont blessants et renforcent la stigmatisation. Une personne vivant avec une schizophrénie ne doit jamais être réduite à son diagnostic, à une crise, à une peur collective ou à une image simplifiée de la maladie.

Comme pour toute pathologie psychique, chaque parcours est différent. Les personnes concernées peuvent avoir des projets, des compétences, des relations, des envies, des forces et une place à part entière dans la société.

Causes et facteurs possibles

La schizophrénie est une pathologie plurifactorielle. Cela signifie qu’elle ne s’explique pas par une seule cause. Plusieurs facteurs peuvent intervenir, de manière différente selon les personnes.

  • des facteurs génétiques ;
  • des facteurs environnementaux ;
  • des événements de vie ou traumatismes ;
  • des périodes de stress important ;
  • certaines consommations pouvant favoriser ou aggraver des troubles psychotiques.

Il est important d’éviter les explications simplistes ou culpabilisantes. La schizophrénie nécessite une compréhension globale de la personne, de son histoire, de son environnement et de ses besoins.

Diagnostic et accompagnement

Le diagnostic doit être posé par des professionnels de santé. Il repose sur l’écoute de la personne, l’observation des symptômes, leur durée, leur retentissement et l’évaluation globale de la situation.

La prise en charge doit être globale et multidisciplinaire. Elle peut inclure un suivi médical, des traitements, un accompagnement psychologique, une réduction du stress, de la psychoéducation, un soutien social, une aide à l’autonomie ou encore une réhabilitation psychosociale.

L’objectif est de réduire la souffrance, de prévenir les rechutes, de soutenir la personne dans ses projets et de favoriser son inclusion dans la vie sociale, familiale, scolaire ou professionnelle.

Pourquoi sensibiliser ?

Parce que la schizophrénie reste l’un des troubles psychiques les plus stigmatisés. La peur et les idées reçues peuvent empêcher les personnes concernées de demander de l’aide, de parler de leur vécu ou de trouver leur place.

Sensibiliser, c’est rappeler qu’une personne n’est pas son diagnostic. C’est aussi encourager une meilleure compréhension des troubles psychiques, des besoins d’accompagnement et de l’importance d’un regard plus humain.

Chez Les Étincelles 72, nous souhaitons contribuer à une information accessible, respectueuse et inclusive, pour lutter contre la stigmatisation et favoriser une société plus attentive à la santé mentale.

Les points à retenir

  • La schizophrénie est une pathologie psychiatrique de la famille des troubles psychotiques.
  • Elle peut modifier la perception de la réalité, la pensée, les émotions et les relations sociales.
  • Les symptômes peuvent être positifs, négatifs, cognitifs ou dissociatifs.
  • Elle est plurifactorielle et ne doit pas être expliquée de manière simpliste.
  • Les personnes concernées ne doivent jamais être réduites à leur diagnostic.
  • Informer, écouter et accompagner permet de lutter contre la stigmatisation.

Notre message

Mieux comprendre la schizophrénie, c’est dépasser les clichés, mieux accueillir la parole des personnes concernées et reconnaître leur dignité, leurs droits et leur place dans la société.

La peur naît souvent du manque d’information. Informer avec respect, écouter sans juger, orienter vers les bons professionnels et soutenir les personnes dans leur parcours peut faire une vraie différence.

À travers nos Zooms Santé Solidaires, nous voulons ouvrir la discussion, sensibiliser et rappeler que la santé mentale mérite autant d’attention, de respect et de solidarité que la santé physique.

À savoir

Cette vidéo a une visée de sensibilisation. Elle ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ou un accompagnement par un professionnel de santé. En cas de symptômes, de souffrance psychique, d’hallucinations, d’idées délirantes, d’angoisse importante ou de doute, il est essentiel de consulter un médecin, un psychiatre ou une équipe spécialisée.

Si une personne semble en danger immédiat, présente un risque pour elle-même ou pour autrui, ou si la situation devient urgente, appelez le 15, le 112 ou rendez-vous aux urgences. En cas d’idées suicidaires, vous pouvez également contacter le 3114, numéro national de prévention du suicide, disponible gratuitement 24h/24 et 7j/7.

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